Attractivité des territoires : pourquoi les critères changent

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« La définition de ce qui constitue l’attractivité d’un territoire ne cesse d’évoluer et la pandémie a accéléré ce processus », expliquent Brigitte Bariol-Mathais et Karine Hurel, respectivement déléguée générale et déléguée générale adjointe de la ­Fédération nationale des agences d’urbanisme (FNAU). À l’origine, une forte croissance économique synonyme d’offres d’emploi constituait le premier critère d’attractivité. Et durant les Trente Glorieuses, il fallait faire feu de tout bois pour attirer les entreprises. Qu’importait alors l’artificialisation des sols, le dépérissement des centres-villes au profit de zones commerciales en périphérie, les nuisances et pollutions, le règne sans partage de la voiture…

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Ces dernières années, la montée des préoccupations environnementales et liées au cadre de vie a diversifié les critères de choix. « Hier, les habitants étaient censés suivre les emplois ; aujourd’hui, ce sont de plus en plus les emplois qui suivent les habitants », pointe-t‑on à la direction de la FNAU. L’essor du numérique et du télétravail, favorisé par les confinements, a accéléré récemment cette évolution. Pourquoi se forcer à habiter près de son lieu de travail ou de ses clients quand on peut travailler à distance ? Tout le monde y trouve alors son compte : l’entreprise élargit son bassin de recrutement, le salarié peut résider plus loin, dans un logemen...


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