Attention aux risques du paiement fractionné, ce mode d’achat en plein essor depuis la crise sanitaire

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Attention aux risques du paiement fractionné, ce mode d’achat en plein essor depuis la crise sanitaire

S’il est maintenant possible de payer des faibles montants en plusieurs fois, gare aux dérives. L’UFC Que-Choisir met en garde les consommateurs sur les dangers de cette facilité de paiement qui a le vent en poupe auprès des Français.

Boosté par la crise sanitaire et par l'élévation du plafond à 50 euros, le paiement sans contact est devenu la star des moyens de paiement en 2020. Moins connue, une autre manière de payer séduit les Français depuis plusieurs mois. Il s’agit du paiement fractionné aussi appelé "3x 4x". Cette sorte de crédit proposé par un vendeur, aussi bien en magasin que sur internet, permet au consommateur de payer en trois ou quatre fois. En mai dernier, un sondage d’OpinionWay révélait que 31% des Français avaient eu recours à ce moyen de paiement sur la dernière année.

Un tiers des Français utilise le paiement fractionné

Dans un article publié le mardi 2 novembre, l'UFC Que-Choisir alerte les consommateurs sur les risques d’y recourir lorsque le montant ne dépasse pas les 200 euros. La pratique n’est aujourd’hui pas encadrée par la loi. Passée ce montant, elle tombe sous le coup de la stricte réglementation du crédit à la consommation. "Si l’achat fractionné est souvent gratuit, les frais en cas d’incident de paiement flambent rapidement. Bien au-delà du taux autorisé en cas de crédit à la consommation. Certains opérateurs n’hésitent pas en effet à pratiquer des pénalités de retard atteignant 30 ou 40% du capital restant dû", met en garde l’Union fédérale des consommateurs.

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En pleine expansion, la pratique fait les affaires des consommateurs… mais aussi des vendeurs. Les premiers ont l’occasion d’échelonner le règlement pour éviter d’être dans le rouge et les seconds se délectent de constater une hausse du panier moyen des clients. Ces mini-crédits sont en effet bien moins contraignants qu'un crédit à la consommation classique. Le principal danger ? Le risque de surendettement puisqu'aucune garantie de solvabilité n'est demandée auprès de l’emprunteur.

"Selon une porte-parole d’Oney, le paiement fractionné serait un déclencheur d’achat pour 72% des consommateurs. À l’étape du règlement, la faible somme à débourser (20 euros par exemple pour un blouson à 80 euros), minimise très nettement la perception de la dépense chez le consommateur", insiste UFC Que-Choisir. Face à ce vide juridique, la Commission européenne entend bien légiférer le plus rapidement possible. "Il est de notre devoir de protéger les consommateurs, en particulier les plus vulnérables", explique Didier Reynders, le commissaire européen chargé de la Justice. Les consommateurs sont prévenus.

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