Oreiller anti-tête plate : attention, cet objet peut étouffer votre bébé pendant son sommeil

Un nouveau-né doit impérativement dormir sur une surface plane (Getty Images) (Getty Images)

Si l'oreiller anti-tête plate est prisé de nombreux parents, il peut pourtant mettre la vie des bébés en danger. La FDA veut sensibiliser les parents et les professionnels.

La mise en garde vient des États-Unis. Le 3 novembre dernier, la FDA a recommandé aux parents et aux soignants de ne pas utiliser les répandus oreillers anti-tête plate ou autres "cales-bébés". Ces dispositifs, destinés à éviter ou corriger une plagiocéphalie (syndrome de la tête plate), pourraient avoir des conséquences inattendus.

"La FDA n'est au courant d'aucun avantage démontré lié à l'utilisation d'oreillers de mise en forme de la tête des nourrissons à des fins médicales. L'utilisation d'oreillers façonnant la tête peut créer un environnement de sommeil dangereux pour les nourrissons et peut contribuer au risque d'étouffement et de décès", alerte l'agence dans un communiqué. Elle rappelle d'ailleurs qu'elle n'a pas approuvé ces oreillers. "L'innocuité et l'efficacité de ces produits n'ont pas été établies pour la prévention ou le traitement du syndrome de la tête plate".

Si vous possédez un de ces dispositifs, l'agence de santé recommande de le jeter et de surtout pas le donner à quelqu'un d'autre. Si vous remarquez que votre enfant a la tête plate, la FDA préconise d'en parler directement à un professionnel de santé qui pourra mettre en place une prise en charge adaptée et sécurisée. "Sachez que l'utilisation d'oreillers pour façonner la tête du nourrisson peut retarder l'évaluation et la prise en charge nécessaires d'affections inoffensives, telles que le syndrome de la tête plate, ou d'affections plus graves, telles que la craniosténose", met en garde la FDA.

Un environnement sécurisé

Pour éviter le risque de mort inattendu du nourrisson, un nouveau-né doit impérativement dormir sur une surface plane et dans un berceau sans couverture, coussin, couette, tour de lit, etc. "Le partage du lit est également un facteur de risque indépendant, multipliant par 5 le risque de MIN chez les moins de 3 mois ; le partage de la chambre des parents serait en revanche bénéfique et diminuerait le risque de MIN de 50%, probablement en facilitant la surveillance de l’enfant, son accessibilité et un repositionnement plus facile dans son lit en cas d’allaitement", précise Santé publique France. Enfin, l’exposition au tabac pendant la grossesse est considérée comme le deuxième facteur de risque de mort inattendue du nourrisson.

En France, la mort inattendue du nourrisson représente la première cause de décès chez les nourrissons entre 28 jours et un an.

Mort subite du nourrisson : les gestes d’urgence qui peuvent sauver un bébé