Algérie : dans les années 90, des attentats symboliques dans un contexte de guerre civile

Guénois, Jean-Marie
Détournement de l'Airbus d'Air France à Alger le 24 décembre 1994. / HOCINE ZAOURAR/AFP

Le conflit sanglant des années 1990 aura fait au moins 150.000 morts, dont 114 imams qui s'opposaient aux musulmans radicaux. Les dates clés de la décennie noire.

• 26 décembre 1991

Les élections législatives donnent au premier tour une nette avance aux Front islamique du salut (FIS). Les militaires prennent le pouvoir dans la foulée, contraignent, le 11 janvier 1992, le président Chadli Bendjedid à démissionner et annulent les élections.

• 19 mars 1992

Le Front islamique du salut (FIS), trois ans après sa création, principal parti islamiste, est interdit. La guerre civile commence. Montée en puissance des attentats très meurtriers contre des Algériens, contre le milieu intellectuel, sur fond de lutte entre factions islamistes et de répression policière et militaire.

• Septembre 1993

Deux ingénieurs français sont assassinés, Emmanuel Didion et François Berthelet. Ce qui signe la volonté de transposer la guerre civile sur le plan international, pour prendre notamment la France à partie. Deux ans et demi plus tard, 116 étrangers, dont 39 Français, auront été tués.

• 14 décembre 1993

14 Croates chrétiens travaillant sur un chantier sont massacrés au couteau à quelques kilomètres du monastère de Tibéhirine. Quatre autres auront la vie sauve en se faisant passer pour des musulmans.

• 19 décembre 1993

Pour la seconde fois en un mois, les autorités algériennes demandent au père Christian de Chergé de quitter le monastère pour la sécurité des moines. Il refuse. Mais les moines voteront leur départ à tous, qui est fixé au 28 décembre.

• 24 décembre 1993

Visite au monastère d'un commando islamiste de trois hommes, que le père de Chergé parvient à dissuader. Ils se quittent en bons termes. «Nous reviendrons», préviennent-ils.

• 27 décembre 1993

Mgr Tessier, archevêque d'Alger, visite les moines et tente de les convaincre de mettre en place un départ progressif. Finalement les moines, par vote secret, décideront de rester.

• 8 mai 1994

Premier attentat (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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