Attentats de janvier 2015 : « Sauvez ce procès du naufrage ! »

Par Marion Cocquet
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Ali Riza Polat dessiné durant son interrogatoire, le 26 octobre.
Ali Riza Polat dessiné durant son interrogatoire, le 26 octobre.

Maître Christian Saint-Palais, avocat de la défense au procès des attentats de janvier 2015, par ailleurs président de l'Association des avocats pénalistes, a l'art de l'ironie la plus exquise et la plus vénéneuse. Il en a de nouveau fait montre lundi, alors qu'était débattue devant la cour d'assises spéciale la possibilité de reprendre ou non le procès en l'absence du principal accusé, Ali Riza Polat. Ce dernier, testé positif au Covid-19 le 30 octobre, souffre toujours de vomissements qui rendent impossible sa présence physique à l'audience.

Le 17 novembre, le président Régis de Jorna demandait qu'une nouvelle expertise soit menée pour établir notamment si son état serait compatible avec une comparution en visioconférence, si un texte « venait à autoriser » un tel dispositif. Le texte en question, l'ordonnance 2020-1401 ? rebaptisée « ordonnance Polat » par certains avocats ?, est apparu le lendemain en conseil des ministres, sous la plume du garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti. Maître Saint-Palais retient d'abord ses coups, se dit prêt à accorder au président une forme d'« art divinatoire ». Puis il se fâche tout net.

Il vous dérangerait à dégueuler dans son box.

Défendant son texte dimanche sur BFM TV, Éric Dupond-Moretti affirmait que les accusés étaient supposés rester « passifs » le temps des plaidoiries et des réquisitoires. Cet argument, l'avocat général Jean-Michel Bourlès le fait sien lundi pour défendre une reprise de l'audience : « Certains cons [...] Lire la suite