Attentats de janvier 2015 : la poursuite du procès en visioconférence suscite un tollé

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Le procès des attentats de janvier 2015 doit reprendre lundi à Paris. Ce procès historique est suspendu depuis trois semaines car le principal accusé est malade, positif au Covid-19. Le suspect n'est toujours pas en état de comparaître. C'est donc à distance, en visioconférence, qu'il va suivre les plaidoiries des avocats. Problème : les avocats, aussi bien du côté de la défense que des parties civiles, considèrent qu'il n'est pas concevable que le procès se déroule dans de telles conditions.

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"Indigne de notre État de droit"

"Déshumanisation de la justice", "violation inique des droits fondamentaux", "disposition scélérate"... Ils sont unanimes ou presque et l'ont fait savoir dans une tribune publiée dans le journal Le Monde. Le principal accusé, qui risque la perpétuité, suivra donc les débats depuis sa cellule. "Contraindre un homme malade, qui risque des années de réclusion criminelle, à prononcer ses derniers mots seul face à un micro entre quatre murs est indigne de notre État de droit", épinglent les avocats dans leur tribune. Il est vrai que le recours à la visioconférence pour un accusé est inédit dans l'histoire judiciaire.

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"Certains (de ces avocats, ndlr), je les ai appelés, je leur ai dit : 'Vous êtes bien gentils, mais qu'est-ce qu'il y a comme solution ? Qu'est-ce qu'il y a comme mesure que ...


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