Attentats, grève, Covid… La malédiction de la Fête des lumières de Lyon

Par Thibaut Déléaz
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Pour la deuxième fois en cinq ans, la Fête des lumières a été annulée. Une catastrophe pour le secteur du tourisme, qui compte sur ce temps fort de l'année.
Pour la deuxième fois en cinq ans, la Fête des lumières a été annulée. Une catastrophe pour le secteur du tourisme, qui compte sur ce temps fort de l'année.

Grégory Doucet a bataillé jusqu'au bout pour la maintenir, en vain. Malgré l'acharnement du maire de Lyon, il a bien fallu se rendre à l'évidence avec l'aggravation de la situation sanitaire fin octobre : la Fête des lumières n'aura pas lieu cette année. Depuis 1999, cette fête de quatre jours, organisée par la mairie autour du 8 décembre, propose des installations artistiques autour de la lumière et des projections en mapping vidéo sur les bâtiments de la ville. Elle a pris le pas sur la tradition religieuse qui veut que les Lyonnais remercient chaque année la Vierge Marie d'avoir libéré la ville de l'épidémie de peste au XVIIe siècle et déposent depuis 1852 des lumignons sur le rebord de leurs fenêtres le 8 décembre.

Avec le temps, la fête artistique, qui voit les rues de Lyon envahies chaque année par des hordes de visiteurs, est devenue un temps fort du tourisme local. En 2014, 10 % des visiteurs accueillis à l'office du tourisme l'ont été pendant ces quatre jours, durant lesquels les hôteliers lyonnais affichaient un taux de remplissage record de 83 %. Cette même année, le maire Gérard Collomb a revendiqué 3 millions de visiteurs. La Fête des lumières est alors un événement mondialement reconnu, exporté jusqu'à Dubai et en Chine? Jusqu'en 2015, tout ce qui pouvait faire trembler les organisateurs, c'était la traditionnelle grève des transports en commun, les agents TCL choyant tout particulièrement cette date stratégique ? 6,6 millions de voyages sur c [...] Lire la suite