Attentats : "Les entrepreneurs de haine ont besoin de ces crimes pour gagner en visibilité"

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Harold Bernat, professeur agrégé de philosophie et auteur de plusieurs essais, analyse la peur de nommer l'islamisme chez certains à gauche, ainsi que la rhétorique identitaire d'extrême droite, qui essentialisent tous les musulmans.

Il y a un peu plus d'une semaine, Stéphanie, mère de deux enfants, fonctionnaire administrative de police au commissariat de Rambouillet depuis 28 ans, était assassinée à coups de couteau par un Tunisien arrivé en France il y a une dizaine d'années. Tout cela au nom de la grandeur de Dieu, celui de l'islam.Sur la seule année 2020, six attaques similaires, au couteau, mortelles, en France, dont un contre un de mes collègues, Samuel Paty, le 16 octobre 2020, alla jusqu'à la décapitation. Qui se souvient, au début de cette même année 2020, de l'assassinat de Janusz Michalski, 56 ans, dans un parc de Villejuif, mortellement frappé au cœur par un individu qui a pris soin de demander à un homme qu'il voulait tuer et qui se déclarait musulman de réciter une prière en arabe avant de l'épargner ?L'inspiration religieuse ne fait aucun douteNous pourrions égrainer ainsi une longue liste macabre, accumuler les " Allahu Akbar ", passer de Melbourne à Londres en revenant par Paris. Et après ? Peut-on se résigner à subir sur le territoire national, à intervalles réguliers, rapprochés, des assassinats de ce type dont l'inspiration religieuse ne fait aucun doute ? Non, personne ne peut se résigner à accepter de telles horreurs sans chercher à les...

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