Attentats de Bruxelles: la justice ordonne la fin des fouilles à nu sur les accusés

AFP - DIRK WAEM

La cour d'appel de Bruxelles a ordonné lundi à la police belge de cesser les fouilles corporelles à genou pratiquées chaque jour sur les accusés détenus du procès des attentats jihadistes de 2016 à Bruxelles. Cette question perturbe depuis décembre la participation des accusés au procès. Salah Abdeslam a refusé de comparaître.

C'est la deuxième décision en ce sens. L'État belge avait fait appel d'une première décision défavorable rendue fin décembre. Dans son arrêt rendu lundi matin, la cour d'appel « constate (...) l'absence de fondement légal des génuflexions imposées aux intimés pendant les fouilles pratiquées par les officiers de la police judiciaire lors des transfèrements » de la prison vers le palais de justice. Par conséquent, elle « ordonne à l'État belge de mettre un terme à cette pratique », ajoute le texte.

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Les attentats de Bruxelles, revendiqués par l'organisation État islamique, avaient fait 32 morts et plus de 340 blessés le 22 mars 2016. Une double attaque-suicide avait eu lieu peu avant 8h dans le hall des départs de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem, suivie, une heure plus tard dans le métro dans la capitale européenne, d'une troisième également perpétrée par un kamikaze porteur d'explosifs.

(Avec AFP)


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