Attentats de 1998: Khartoum et Washington proches d'un accord pour indemniser les victimes

Le Soudan annonce être proche d'un accord avec les Etats-Unis sur l'indemnisation des familles des victimes des attentats perpétrés en 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie qui avaient fait 224 morts et près de 5 000 blessés. 

Un accord sur l’indemnisation des familles de victimes des attentats contre les ambassades américaines à Nairobi et Dar es Salaam serait un pas de plus vers une normalisation des relations entre les Etats-Unis et le Soudan. Ces attaques terroristes avaient été revendiquées par al-Qaïda, mais les Etats-Unis accusent le Soudan d’avoir aidé les responsables et exigent des compensations pour les familles américaines.

Dans les années 1990, Khartoum a hébergé l'ex-chef de l'organisation jihadiste, Oussama ben Laden, ce qui lui a valu de figurer sur la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme.

Depuis la chute de l’ex-président Soudanais Omar el-Béchir, Khartoum a entrepris de reprendre ses relations avec les Américains. Pour permettre une reprise économique, dont le Soudan a tant besoin, le nouveau gouvernement d’Abdallah Hamdock a demandé le retrait de son pays de cette liste noire et Washington y a imposé des conditions, notamment l’indemnisation des familles de victimes.

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Un premier accord a déjà été trouvé pour un autre attentat, un navire de guerre américain attaqué au Yémen en 2000, et les « dernières touches d'un accord pour les attentats de Nairobi et Dar es-Salaam sont en cours de finalisation » a déclaré mardi la ministre soudanaise des Affaires étrangères. Une fois l'accord conclu, a-t-elle ajouté, le Soudan « aura rempli toutes les conditions » pour être retiré de cette liste noire.