Attentats du 13-Novembre : "Nous n'avons pas la clé pour comprendre ce passage à l'acte"

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Mardi, le procès du 13-Novembre reprend avec d'autres auditions d'enquêteurs des services de renseignement, consacrées au parcours de deux des 14 accusés, Muhammad Usman et Adel Haddadi, arrêtés en Autriche et soupçonnés d'avoir voulu participer aux attaques. La semaine dernière, l'ancien procureur du parquet antiterroriste François Molins et l'ex-ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve se sont succédé à la barre. "Qu'est-ce qu'on attend de ces témoignages?", s'interroge Philippe Duperron, qui dit avoir l'impression que certains cherchent à "réécrire l'histoire" en cherchant les fautes ou les manquements de l'Etat français avant les attentats.

"Nous sommes sur une ligne de crète : le procès des attentats est bien sûr celui des accusés, analyse le président de l'association 13Onze15 et père de Thomas, victime au Bataclan. Mais est-ce qu'il est aussi celui du terrorisme, qui est un moyen? De l'islamisme radical, qui est une idéologie? Le procès de notre politique étrangère ? Tout ça se télescope."

Comprendre le basculement des accusés

Quant aux auditions des enquêteurs des services de renseignements, Philippe Duperron rappelle qu'il s'agit d'une "vision rétrospective" et que si tous les éléments sont connus aujourd'hui et ont permis de reconstituer leurs parcours, les mêmes éléments étaient trop diffus à l'époque des faits pour établir des liens. "C'est beaucoup plus clair aujourd'hui avec tout ce que l'on sait. Il a fallu plus de quatre ans d'instruction à dénouer tous les f...


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