Attentats du 13-Novembre: Manuel Valls porte plainte contre Arte pour "diffamation publique"

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Manuel Valls à Paris le 27 août 2020 - Eric PIERMONT © 2019 AFP
Manuel Valls à Paris le 27 août 2020 - Eric PIERMONT © 2019 AFP

Il dénonce "la violence inouie" des affirmations d'Arte. Manuel Valls a annoncé ce jeudi dans une série de tweets sa décision de porter plainte pour "diffamation publique envers une personne publique" après la diffusion le 3 septembre dernier d'un documentaire de la chaîne franco-allemande intitulé "Les ombres du Bataclan".

Le documentaire en question revenait sur les coulisses politiques des attentats du 13 novembre 2015, en donnant la parole notamment à Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, respectivement Premier ministre et ministre de l'Intérieur à l'époque.

L'ancien élu de Barcelone explique sur Twitter que dans le documentaire "il est affirmé que j'aurais privilégié comme Premier ministre des intérêts électoraux au détriment de l'efficacité des interventions de forces de l'ordre".

"Besoin de s'accaparer les bonnes grâces des policiers"

En effet, on peut voir dans le film d'Arte un ancien officier du renseignement, visage caché et voix modifiée, porter de lourdes accusations envers l'ancien Premier ministre. D'après lui, Manuel Valls aurait ordonné de ne pas faire intervenir une certaine partie des forces de l'ordre alors disponibles:

"A ce moment-là, on était dans un contexte particulier. Nous avions Manuel Valls qui, en tant que Premier ministre, visait clairement le poste de président de la République", lance-t-il. "Il avait besoin de s'accaparer les bonnes grâces au sein des policiers. Ce qui n'était pas gagné". Il fallait qu'il mette en avant les policiers sur des interventions. Quitte à ne pas faire intervenir certains et privilégier d'autres, comme par exemple la BRI".

Sur Twitter, Manuel Valls affirme que "ces propos dépassent largement les limites admissibles de la liberté d'expression:

"Ces affirmations d’une violence inouïe, formulées sans aucun souci d’exactitude et sur lesquelles il ne m’a pas été permis de répondre précisément, caractérisent à l’évidence le délit de diffamation publique envers une personne publique".

La classe politique apporte son soutien

Invité le 6 septembre sur Europe 1, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur lors des attentats de 2015, a tenu à apporter son soutien à son ancien Premier ministre:

"Quand on sait à quel point nous étions dévastés les uns et les autres, dire des choses de cette nature, les laisser diffuser, ne peut pas produire d'autres effets qu'une forme de nausée, a affirmé Bernard Cazeneuve, avant d'ajouter: "C'est abject de dire des choses comme ça".

L'actuel ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a également eu un mot à l'égard de Manuel Valls sur son compte Twitter ce jeudi: "Chacun sait l’engagement total de Manuel Valls comme ministre de l’Intérieur puis comme Premier ministre durant cette période dramatique. Il a évidemment tout mon soutien", peut-on lire.

Christophe Castaner, qui a également été ministre de l'Intérieur sous Emmanuel Macron, a lui aussi réagi en affirmant savoir "combien cette mise en cause est sans fondement, contraire à la vérité et à l'action du gouvernement alors en exercice". La chaîne Arte n'a pour le moment pas réagi à la plainte de Manuel Valls.

Article original publié sur BFMTV.com

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