Attentats du 13-Novembre : les faits sont «inexcusables», témoigne le père d'une victime

© THOMAS SAMSON / AFP

Le procès des attentats du 13-Novembre touche à sa fin. Après dix mois de procès, la justice française doit rendre son verdict ce mercredi soir. Europe 1 a rencontré le père d'une des 130 victimes assassinées le soir du 13 novembre 2015. "C'était assez difficile pour moi de m'imaginer à la barre de la cour d'assises pour parler de l'assassinat de ma fille", témoigne Jean-Bernard Arruebo, le père d’Anne-Laure, assassinée au bar La Belle Équipe.

"À chaque fois que nous sommes venus à l'audience, nous avons ressenti une espèce de pression particulière, teintée de tristesse et d'interrogation, de se dire 'qu'est-ce que je fais là ?'", raconte-t-il.

"Les faits sont trop graves pour qu'on accepte des excuses"

C'est l'épilogue de l'audience criminelle la plus longue de l'histoire judiciaire française d'après-guerre. Un procès qui a duré trop longtemps pour Jean-Bernard Arruebo qui souhaite que "la justice soit sévère". Les "excuses" aux victimes de Salah Abdeslam , seul membre encore en vie des attentats, à la fin de son dernier interrogatoire, sont loin d'avoir convaincu le père d'Anne-Laure. "Ce ne sont pas, pour moi, les mots qui sont adaptés, 'excuses' et 'pardon', avec les faits qui ont été commis, c'est inexcusable et impardonnable", explique-t-il.

Jean-Bernard Arrubeo souhaite la perpétuité incompressible pour les 14 accusés, c'est-à-dire une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté illimitée empêchant tout aménagement de peine.

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