Attentats du 13-Novembre : "La colère et la tristesse ne disparaîtront jamais", témoigne le père de l'une des victimes

Un peu plus de cinq ans après les faits, le procès des attenants du 13-Novembre doit s'ouvrir en janvier 2021. "Sur le plan personnel, je n'en attends strictement rien", assène Jean-Pierre Albertini, père de l'une des victimes. "En revanche, les juges ont fait un travail extraordinaire pour expliciter les relations, les réseaux à l'étranger, les financements, l'achat des armes… Je regrette seulement que ce travail n'ait pas été fait avant, parce que nous aurions certainement évité ce drame." "Bien plus de 131 victimes" Stéphane, le fils de Jean-Pierre Albertini, a été tué au Bataclan. "Dès le premier jour, j'étais dans la tristesse et dans la colère, qui ne disparaîtront jamais", avoue l'auteur de Mourir au Bataclan (Mareuil Éditions, 2020), qui insiste aussi sur le chagrin et la détresse des proches des victimes. "Autour de chaque mort, il y a des parents, un conjoint, un ou plusieurs enfants... En fin de compte, il y a eu bien plus de 131 victimes. C'est un chiffre qu'il faut multiplier par dix."