Attentat de Stockholm: la Suède se savait menacée

Claire Digiacomi
Le premier ministre suédois Stefan Lofven donne une conférence de presse, vendredi 7 avril, à Stockholm, après l'attentat au camion bélier qui a touché le coeur de la capitale du pays.

TERRORISME - Au jour où Stockholm panse ses plaies, les enquêteurs suédois tentent de reconstituer le puzzle de l'attaque qui a frappé la capitale suédoise vendredi 7 avril. Dans ce que les autorités décrivent comme un acte "terroriste", un homme a semé la mort sur l'artère la plus fréquentée de la paisible ville, en fonçant sur les passants. Le bilan est de quatre morts et 15 blessés.

Au lendemain de l'attaque, la police ne laisse filtrer qu'un minimum d'informations. Un homme, officiellement le seul mis en cause à ce stade, a été interpellé vendredi soir dans l'agglomération stockholmoise et placé en garde à vue. Le chef de la police a indiqué samedi que les soupçons s'étaient "renforcés" autour de cet Ouzbek de 39 ans, dont on ne sait que peu de choses.

Si les enquêteurs n'ont évoqué aucun mobile possible, et si l'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, le mode opératoire rappelle fortement celui des attentats de Nice (sud-est de la France), Berlin et Londres, revendiqués par le groupe jihadiste État islamique (EI).

Plusieurs médias suédois ont indiqué que l'homme était un sympathisant de Daech, une piste également étudiée par Magnus Ranstorp, directeur de recherche au Collège de la défense nationale suédoise: "Sa page Facebook trahit une sympathie pour l'EI", a-t-il noté.

La menace du loup solitaire

L'enquête devra déterminer si cette piste est la bonne. Toujours est-il que la Suède se savait menacée, si l'on en croit les récentes mises en garde des autorités. Il y a tout juste trois semaines, à la mi-mars, les services de sécurité suédois (Säpo) disaient "se préparer et mettre en place une organisation pour que la sécurité soit à son meilleur niveau avant les élections (législatives, en 2018, ndlr) à venir en Suède".

Le chef de la sécurité, cité par le quotidien Daily Express, disait craindre "la menace grandissante du nationalisme d'extrême droite". "Nous sommes par exemple en train d'enquêter sur un projet d'attentat à la bombe à Göteborg,...

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