Attentat de la rue Copernic : le procès aux assises aura bien lieu

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Hassan Diab, principal suspect de l'attentat de la rue Copernic à Paris, à son retour au Canada, en janvier 2018.
Hassan Diab, principal suspect de l'attentat de la rue Copernic à Paris, à son retour au Canada, en janvier 2018.

Le 3 octobre 1980, l'attentat non revendiqué de la rue Copernic à Paris a entraîné la mort de quatre personnes. Ce mercredi, la Cour de cassation a définitivement validé le renvoi devant une cour d'assises de Hassan Diab, unique suspect retrouvé par la justice pour cette attaque perpétrée non loin d'une synagogue du 16e arrondissement, où 46 personnes ont été blessées. Cet universitaire libano-canadien de 67 ans n'a cessé de clamer son innocence. L'incertitude règne toutefois sur la présence au procès de l'accusé, retourné au Canada dès sa sortie de prison après le non-lieu accordé le 12 janvier 2018.

Accusé d'avoir posé la bombe, Hassan Diab avait bénéficié d'un non-lieu en 2018 dans ce dossier où des indices contradictoires sont âprement débattus depuis plus de dix ans. Mais ce non-lieu a été annulé le 27 janvier par la cour d'appel de Paris, un revirement considérable salué par les victimes et attaqué en cassation par la défense. « La Cour de cassation rejette le pourvoi » et confirme donc le renvoi de Hassan Diab devant une cour d'assises spécialement composée pour « assassinats, tentatives d'assassinats et destructions aggravées en relation avec une entreprise terroriste », a annoncé la plus haute juridiction judiciaire dans un communiqué.

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