Attentat de Nice : une ville profondément endeuillée

Ils sont venus se recueillir toute la journée du vendredi 30 octobre : une prière devant les grilles, des fleurs et des messages déposés sur le parvis de la basilique de Nice (Alpes-Maritimes). Paroissiens, commerçants, riverains ; ils sont tous traumatisés par l'attentat survenu la veille. "Comment ne pas être bouleversé ?", interroge une fidèle. Les hommages ont débuté dans la matinée, dans un silence d'incompréhension. "Ils sont morts, merde ! Pourquoi ?", questionne une femme, en pleurs.Le drame ravive des plaies Assassiné dans l'église, Vincent Loquès représentait, pour beaucoup, l'esprit de la paroisse. Père de famille engagé auprès des autres, le sacristain aurait eu 55 ans vendredi 30 octobre. "Je ne pourrai plus le voir, ni papoter avec lui", confie une paroissienne entre deux sanglots. À Nice, le drame ravive des plaies, plus de quatre ans après l'attentat qui a coûté la vie à 86 personnes sur la promenade des Anglais.