Attentat de Nice : sur les traces de Brahim Aouissaoui en Tunisie

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Paris Match a enquêté sur le passé tunisien de l'auteur de l'attentat de Nice en Tunisie, Brahim Aouissaoui, jeune homme paumé devenu tueur impitoyable. 

Une demi-heure avant de pénétrer dans la basilique pour son djihad express, Brahim Aouissaoui, 21 ans, contacte par FaceTime l’un de ses deux frères aînés, Nassime, en Tunisie. Ce dernier nous raconte : « Il m’a montré les toilettes de la gare de Nice, où il venait de se laver et de se changer, en me disant : “Regarde ! C’est bien plus propre que nos douches en Tunisie !” Puis il est sorti de la gare en se filmant devant. » Brahim Aouissaoui raccroche. Par les petites rues, la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption est à dix minutes de marche. La veille au soir, le mercredi 28 octobre, c’est sa mère, Gamra, qu’il a contactée. Son fils lui a expliqué qu’il était bien arrivé à Nice, qu’il n’avait pas encore trouvé d’endroit où dormir mais qu’elle ne devait pas s’inquiéter : « Je suis heureux d’être là ! Je me débrouillerai… J’ai rencontré un Tunisien dans un café qui m’a conseillé de me réfugier pour cette nuit dans la cage d’escalier d’un immeuble. »

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Gamra ne répond rien, elle lui cache son désarroi. En septembre, sans prévenir personne, son fils a quitté du jour au lendemain la maison familiale, à 6 kilomètres du centre de Sfax. Il n’a laissé qu’un message : « J’espère que vous supporterez mon absence. » Gamra s’est bien rendu compte que, depuis un peu plus d’un an, son fils avait changé. En mieux, pensait-elle. Il s’était enfin arrêté de fumer du hasch toute la journée, de fréquenter tous ces gens douteux, de boire avec eux quantité de bière et de vin. Il semblait avoir trouvé la foi. Gamra le trouvait très apaisé, ce fils cadet, dernier de dix enfants, trois garçons et sept filles, qui n’avait cessé de la tourmenter. A 13 ans, il avait décidé de(...)


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