Attentat de Nice : "Pourquoi ne pas renforcer nos valeurs plutôt que d'hystériser ?"

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L'attentat de Nice, perpétré jeudi dans la basilique Notre-Dame de l'Assomption, a poussé une large partie de la classe politique à demander un renforcement de la loi pour lutter contre le terrorisme. Chez Les Républicains et au Rassemblement national, les discours martiaux se multiplient, appelant notamment à s'affranchir de l'état de droit dans ce contexte de menace extrêmement forte. Ces positions ne seraient pas les plus pertinentes pour lutter contre le terrorisme, selon Anne Giudicelli, spécialiste du monde arabe et fondatrice de l'agence Terr(o)risc, invitée d'Europe 1 vendredi matin.

Risque de recul démocratique

Peu après l'attentat, le maire de Nice, Christian Estrosi, a déclaré qu'"il était temps maintenant que la France s'exonère des lois de la paix pour anéantir définitivement l'islamo-fascisme de notre territoire". Pour Anne Giudicelli, "on risque de contribuer à parvenir aux fins de ceux qui nous attaquent en justement non seulement divisant la société, mais en perdant un peu de notre âme en termes d'état de droit et de liberté" avec ces appels à une justice d'exception.

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"Au départ, il s'agit bien de liberté d'expression avec la republication des caricatures, on est donc dans un cadre d'un État de droit et d'une République", poursuit la spécialiste. "Pourquoi ne pas plutôt renforcer nos valeurs par une approche pragmatique, plutôt que d'hystériser encore et de lever un verrou supplémentaire, qui est cel...


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