Attentat de Nice : portrait de Nadine Devillers, la troisième victime

Le 26 septembre dernier, Nadine Devillers réinterprétait les paroles d'une chanson sur la scène du théâtre Le Phoenix, à Nice (Alpes-Maritimes). Passionnée, elle répétait fréquemment dans l'établissement. Samedi 31 octobre, deux jours après son assassinat, lors de l'attentat survenu à la basilique Notre-Dame, sa professeure, une amie de 30 ans, peine à trouver les mots. "C'était une femme d'une gentillesse incroyable, pleine de douceur, toujours le sourire, raconte avec émotion Béatrice Saggio, comédienne et professeure de théâtre. Elle va vraiment beaucoup nous manquer". Une femme dévouée Nadine Devillers était mariée et n'avait pas d'enfants. Une femme dévouée qui n'hésitait pas à donner un coup de main au président du théâtre et à sa femme dans les tâches administratives. Elle était croyante et habitait près de la basilique Notre-Dame. "Elle n'était pas très pratiquante, mais elle y allait, elle priait", se remémore Alain Clément, le directeur du théâtre Le Phoenix. Une messe devrait être célébrée dans la paroisse en la mémoire des trois victimes de l'attentat, dimanche 1er novembre à 18 heures.