Attentat de Nice : huit mois d’enquête et toujours pas de trace de l’Etat islamique

Libération.fr

Selon les nouvelles pièces du dossier d’instruction sur l’attaque du 14 Juillet, que «Libération» a pu consulter, il n’est toujours pas possible de relier le terroriste à l’EI.

Huit mois d’enquête, un dossier qui s’épaissit à vue d’œil, mais toujours aucune trace d’une connexion avec l’Etat islamique (EI). Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de la tuerie du 14 Juillet à Nice - 86 morts et 458 blessés -, demeure une énigme.

Si les consultations informatiques du terroriste de la promenade des Anglais montrent un intérêt réel pour l’idéologie jihadiste, l’absence d’allégeance et de liens établis entre Bouhlel et l’EI interpelle toujours les six juges antiterroristes chargés de l’enquête. Et, par extension, de nombreux policiers et analystes des services spécialisés.

Opportuniste. Il faut dire que le cas de figure tient de l’inédit : trente-six heures après l’attentat - très tardivement -, l’EI l’a revendiqué via son agence de communication Aamaq : «L’auteur de l’opération d’écrasement [Bouhlel a utilisé un camion bélier de 19 tonnes, ndlr] à Nice, en France, est un des soldats de l’Etat islamique qui a exécuté cette action en répondant à l’appel à viser les citoyens des Etats de la coalition qui combat l’Etat islamique.»

Est-on donc en présence de la première revendication opportuniste de l’EI ? Lecture faite du dossier d’instruction, que Libération a pu consulter, la réponse semble tranchée : les magistrats n’ont exhumé à ce jour aucun document, aucun audio de Mohamed Lahouaiej Bouhlel pouvant le relier à l’organisation terroriste. L’examen de son téléphone n’a, de surcroît, révélé aucun échange avec un quelconque commanditaire sur zone. Enfin, les multiples surveillances effectuées dans l’entourage de Bouhlel n’ont abouti à rien. Seules trois nouvelles personnes ont été mises en examen en décembre. Elles sont seulement soupçonnées d’avoir participé à la fourniture du pistolet utilisé le soir du 14 Juillet.

La prudence doit cependant rester de mise. D’une part parce que (...)

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