Attentat de Nice : pour Estrosi, "il faut modifier la Constitution" pour lutter contre le terrorisme

·2 min de lecture

Au lendemain de l'attentat de Nice, qui a fait trois morts, Christian Estrosi appelle à une réaction beaucoup plus ferme en matière de lutte contre le terrorisme. Sur Europe 1, le maire de la ville souhaite adapter la Constitution à ce nouveau défi qui demande des "actes".

INTERVIEW

Quelles réponses la France peut-elle apporter après l'attentat de Nice, qui a fait trois morts, jeudi matin ? Certains souhaitent un apaisement et un respect conservé vis-à-vis de l'état de droit, quand d'autres, notamment à droite et à l'extrême droite, demandent une justice d'exception pour faire face à la menace terroriste. Pour Christian Estrosi, maire LR de Nice et invité d'Europe 1, vendredi matin, une modification de la Constitution doit avoir lieu si le texte actuel ne permet pas d'apporter des réponses suffisantes.

"La volonté d'agir ne suffit pas"

"On ne peut plus se permettre de dire l'unité, l'unité de la nation dans le recueillement, dans l'hommage, dans la volonté d'agir… La volonté d'agir ne suffit pas", affirme le maire de Nice, "bouleversé" par cet attentat, au micro de Sonia Mabrouk. "Il faut des actes et des actes immédiats."

"La démocratie, c'est le respect de la Constitution", poursuit Christian Estrosi. "Si on nous impose de respecter des points qui ne sont pas adaptés à pouvoir mener la guerre en respectant la Constitution, alors il faut modifier la Constitution."

Parallèle entre terrorisme et coronavirus

Se réjouissant de voir le chef de l'État identifier "avec des mots l'ennemi qu'est l'islamisme radical", le maire de Nice estime que "nous payons 40 ans de lâchetés" et qu'il faut désormais lutter plus activement contre "la cinquième colonne". "Nous savons que nous ne pourrons pas gagner la guerre contre cet ennemi avec les lois de la paix", affirme-t-il.

"La France paraît un peu trop comme le pays et le symbole des libertés. Aujourd'hui, je pense qu'il faut s'attaquer à quelques-unes de ces libertés", avance-t-il, osant le parallèle entre terrorisme et coronavirus : "Avec le Covid-19, on a privé les Français d'un certain nombre de libertés auxquelles ils ont consenti pour lutter contre le virus. L'islamo-fascisme est un virus, nous avons des bombes permanentes sur notre territoire en situation d'exploser."

Retrouvez cet article sur Europe1

Ce contenu pourrait également vous intéresser :