Attentat de Nice : une enquête en toute dépendance

Libération.fr
Nice, le 15 juillet 2016. Place Massena. Conférence de presse de Bernard Cazeneuve (1er plan), ministre de l'Intérieur, en présence de Chistian Estrosi (2ème plan), président LR du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, ex-maire de Nice, suite à l'attentat du 14 juillet sur la promenade des anglais. COMMANDE N° 2016-0928

Les investigations sur les mesures de sécurité du 14 Juillet ont été conduites par un procureur lié de fait aux concepteurs du dispositif. Le rapport fait l’impasse sur des points cruciaux.

N’était-ce pas l’enquête impossible ? Le 16 janvier, Jean-Michel Prêtre, le procureur de Nice, a décidé de classer sans suite une enquête préliminaire ouverte début septembre pour mise en danger de la vie d’autrui. Ces investigations ont été initiées après le dépôt de 23 plaintes par des victimes de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, le terroriste ayant foncé dans la foule, le 14 juillet 2016, avec un camion de 19 tonnes. Ce soir-là, 86 personnes ont été tuées et une centaine d’autres blessées. Pour les proches, ces plaintes devaient permettre de répondre à une unique question : «L’Etat et la ville de Nice avaient-ils mis tout en œuvre pour protéger les 30 000 personnes présentes au feu d’artifice ?» En l’état, le parquet a estimé qu’«aucune faute n’exposant autrui à un risque d’une particulière gravité» ne pouvait être caractérisée. Libération a pu consulter l’intégralité de l’enquête préliminaire conduite par Jean-Michel Prêtre. Si elle permet une bonne compréhension de la conception du dispositif de sécurité (lire ci-contre les auditions retraçant les réunions préparatoires), rien, en revanche, ne vient éclairer d’éventuels dysfonctionnements survenus sur le terrain. Un véritable travail de transparence aurait exigé de contrôler scrupuleusement l’action du préfet - ici en l’occurrence son directeur de cabinet - et du directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), soit les interlocuteurs quotidiens de Jean-Michel Prêtre. Lui-même partie prenante du dispositif - il a pris des réquisitions afin de permettre des contrôles d’identité le soir des festivités -, était-il le mieux placé pour questionner la pertinence des mesures adoptées ?

Légéreté

Une des solutions eût été d’ouvrir directement une information judiciaire et de confier l’enquête à un juge d’instruction indépendant. (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

Vol de coke au «36» : dix ans requis contre Jonathan Guyot
Dans le Var, Le Pen persifle sur Fillon et fait fi des affaires
Fillon réaffirme son «innocence» et intensifie sa campagne
Un premier parlementaire LR rallie Macron
L’attaque était trop imprévisible pour la police

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages