Attentat de Nice : 24 heures après, la ville panse ses plaies

Unis dans une indicible douleur, des croyants et de simples riverains sont venus devant la basilique Notre-Dame de Nice (Alpes-Maritimes) pour déposer des bougies en mémoire des trois victimes de l'attentat perpétré le 29 octobre. Sacristain bien connu des paroissiens, Vincent Loquès est décédé à la veille de son cinquantième anniversaire. "Cela me fait tellement mal, parce qu'il n'a rien fait, pleure une fidèle. Il était calme et gentil avec nous tous !" "Être plus forts que la haine" 24 heures après l'attaque, l'émotion des Niçois est toujours palpable. En prière, le père Franklin Parmentier, le prêtre de la paroisse, appelle à l'unité et à ne pas céder au fanatisme. "Nous sommes très choqués par la violence de ce qu'il s'est passé, reconnaît-il. Grâce à la foi, nous devons être plus forts que la haine qui s'est manifestée ici." Déjà frappés par le terrorisme en 2015 et en 2016, les habitants de la ville veulent rester soudés face à cette épreuve.