Attentat de Nice: à la veille du procès, la jumelle de l'une des victimes nous livre son témoignage

Audrey Borla devant nos caméras.  - BFMTV
Audrey Borla devant nos caméras. - BFMTV

Les chiffres sont éloquents et tracent les contours d'un procès monstre. 86 morts, des centaines de blessés, 865 parties civiles. Lundi s'ouvre à Paris le procès des huit accusés dans le dossier de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice. Ils sont soupçonnés d'avoir porté assistance à Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, abattu à l'issue de son attaque au camion-bélier sur la Promenade des Anglais.

Laura Borla se trouvait sur le célèbre front de mer niçois et a perdu la vie ce soir-là, fauchée par le véhicule du terroriste. Sa soeur jumelle, Audrey Borla a accepté de confier à BFM Nice Côte d'Azur son sentiment à la veille des audiences devant le tribunal.

"Comme si on m'empêchait de respirer"

Devant nos caméras, dans un reportage que nous diffusons ce dimanche, elle s'est d'abord souvenu de l'instant tragique où on lui a annoncé la mort de Laura: "C’était comme si on me coupait la veine reliant mon cœur et son cœur. Comme si on me compressait le cœur et que ça m’empêchait de respirer et que ça m’enlevait toute force."

Ces mots, peut-être aura-t-elle l'occasion de les porter devant la justice, car la jeune fille se prépare depuis des semaines à témoigner lors du procès. À dire vrai, c'est toute la famille Borla qui suivra le procès. "On échange sur comment ça va se passer, sur notre état d’esprit", complète d'ailleurs Audrey.

Son père, Jacques, accorde aussi une grande importance à cette occasion de libérer sa parole devant les magistrats, les jurés: "C’est peut-être ce qu’elle attend de là-haut, qu’on la défende, qu’on dise ce qu’on a sur le cœur." Evoquant les accusés, il achève: "Je veux qu’ils soient condamnés, ils ont les mains pleines de sang".

Article original publié sur BFMTV.com