Attentat de Moscou: l’Asie centrale, une région travaillée par l’islam radical et le terrorisme

Selon les autorités russes, ce sont quatre Tadjiks qui ont commis l’attentat de vendredi soir 22 mars à l’occasion d’un spectacle au Crocus City Hall, dans la banlieue de Moscou. Ils auraient tué au moins 133 personnes, dans cette attaque revendiquée par l’organisation État islamique. L’agence de presse Amaq, liée à l’État islamique, a publié des images du massacre où l’on entend notamment les terroristes crier « Allahu Akbar ». Ce nouvel attentat attire à nouveau l’attention sur l’Asie centrale, une région travaillée par l’islam radical et le terrorisme.

Avec notre correspondant régional, Régis Genté

C’est une branche de l’État islamique, dite du Khorasan, l’EI-K, qui a revendiqué l’attentat du Crocus City Hall. Celle-ci est une branche de l’État islamique en Afghanistan, fondée en 2015.

Elle est composée d’Afghans, de Pakistanais, mais aussi de Centrasiatiques, Tadjiks ou Ouzbeks notamment.

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Du sang musulman sur les mains de Moscou ?

Elle semble très active en Russie ces derniers temps. Ce qui a conduit à plusieurs opérations des forces russes contre elles, notamment en Ingouchie début mars, où six islamistes ont été tués.

L’ EI-K accuse le Kremlin d'avoir du sang musulman sur les mains, en Afghanistan, en Tchétchénie et en Syrie.


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