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Attentat de Moscou: le drame n'échappe pas aux fausses informations

Trois jours après l’attentat au Crocus City Hall en banlieue de Moscou, le Kremlin refuse toujours de commenter la revendication du groupe jihadiste État islamique (EI). Les services de sécurité russes pointent au contraire, sans preuve, l’implication de l’Ukraine. Dans le même temps, de nombreuses fausses informations circulent sur les réseaux sociaux autour de la responsabilité et du bilan humain de cet attentat.

C’est la pire attaque que la Russie ait connue depuis une vingtaine d'années. Alors que les recherches dans les décombres de la salle de concert Crocus City Hall se poursuivent, le bilan humain de cet attentat s’élève ce lundi 25 mars à 137 morts. Si l’attaque a été revendiquée par le groupe jihadiste État islamique, le Kremlin s’affaire jusqu’ici à pointer du doigt l’implication de l’Ukraine.

Un narratif sans preuve, appuyé par plusieurs contenus mensongers partagés et amplifiés par la propagande pro-russe sur les réseaux sociaux. L’une des fausses informations les plus partagées est une vidéo truquée mettant en scène l’interview d’un haut responsable de la sécurité ukrainienne semblant se féliciter de l’attaque.

À l’image, le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense de l’Ukraine, Oleksiy Danilov, semble apparaître lors d’une interview télévisée. Côté bande son, on croit l’entendre dire en ukrainien : « N’est-ce pas amusant ce qu’il s’est passé à Moscou aujourd’hui ? je pense que c’est amusant (…) J'aimerais croire que nous organiserons de tels divertissements pour eux plus souvent. »


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