Attentat du Thalys : le tireur reconnaît l'ensemble des faits, avant de changer d'avis

Source AFP
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Le procès du tireur du Thalys s'est ouvert lundi 16 novembre.
Le procès du tireur du Thalys s'est ouvert lundi 16 novembre.

Le président de la cour d'assises spéciale de Paris n'a pas caché son agacement. Lundi 16 novembre, au premier jour de son procès, le tireur du Thalys, qui était monté dans le train armé d'une kalachnikov et de près de 300 munitions le 21 août 2015, a reconnu qu'il comptait commettre un attentat avant d'être maîtrisé par les passagers. « Vous reconnaissez l'ensemble des faits ? », lui demande le président en début d'après-midi. « Oui, l'ensemble », répond Ayoub El Khazzani, Marocain de 31 ans, chemise en jean bleue ouverte sur un tee-shirt blanc, cheveux noirs attachés en petit chignon. Deux heures plus tard, il change d'avis. « C'était pas pour massacrer, c'était pour les soldats américains », dit-il, provoquant l'exaspération du président. « Je vous ai posé trois fois la question », souligne le magistrat, demandant à nouveau à El Khazzani, qui insiste pour s'exprimer en français ? hésitant ? de ne pas se priver de l'interprète pour que ses explications soient « plus fluides ».

Pendant la matinée, le président était longuement revenu sur cette journée du 21 août 2015 et la préparation de cet attentat, piloté par le coordinateur des attentats du 13 Novembre, Abdelhamid Abaaoud, avec qui El Khazzani était arrivé en Europe depuis la Turquie. À bord du Thalys Amsterdam-Paris, El Khazzani était sorti des toilettes, torse nu, kalachnikov en bandoulière, après avoir écouté un chant djihadiste sur son téléphone et vérifié que sa caméra marchait bien, pour diffuser [...] Lire la suite