Attentat contre une école de garçons à Kaboul en Afghanistan, plusieurs morts

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À Kaboul, deux explosions ont visé une école et un centre de préparation aux concours ce 19 avril, au moment où les élèves sortaient de classe. Le dernier bilan s’élève à six morts, selon les autorités. Il y a plusieurs blessés. Aucune revendication n'a été faite pour le moment.

Avec notre correspondante dans la région, Sonia Ghezali

Les images qui circulent sur les réseaux sociaux sont insoutenables. Il y a ces photos de livres scolaires et de cahiers couverts de sang. Celles de corps d’enfants démembrés, dans la ruelle dans laquelle se trouve l’école Abdul Rahim Shaheed. Des vidéos postées par des témoins sur place montrent les élèves blessés transportés sur des civières. Les explosions sont survenues au moment où les garçons sortaient de l’établissement. L’intention était clairement de faire le plus de victimes possible. Cette attaque rappelle celle qui a eu lieu en mai 2021 contre une école de filles dans le même quartier. Au moins 85 personnes avaient été tuées, essentiellement des lycéennes, plus de 300 élèves avaient été blessés. L’attaque avait été attribuée par les autorités de l’époque au groupe État islamique qui s’en prend régulièrement à la minorité chiite hazara.

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En mai 2020, il y a eu une attaque contre une maternité soutenue par l'ONG Médecins sans frontières (MSF) : 25 personnes avaient été tuées, dont 16 mères. Elle avait été attribuée au groupe État islamique. Le quartier de Dasht-e-Bartchi, situé dans l’ouest de Kaboul, est une zone habitée en majorité par la communauté hazara.

L’ancien gouvernement avait échoué à assurer une protection à cette minorité qui avait d’ailleurs dû mettre en place son propre système de sécurité à l’entrée des écoles, des centres éducatifs, sportifs et des mosquées tant les attaques étaient nombreuses. Depuis qu’ils ont pris le pouvoir, les talibans n’ont pas réussi non plus à mettre un terme à la menace que représente le groupe EI. Et d'ailleurs, ils minimisent la force de frappe du groupe terroriste en affirmant que ses combattants ne sont pas nombreux.

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