Attentat de Conflans-Sainte-Honorine : le terroriste raconté par ses proches

·1 min de lecture

A l'heure du prêche, ils sont nombreux ce vendredi à se presser par grappes sur les trottoirs en direction de la mosquée Assalam, à Évreux. Le lieu de culte est situé dans le quartier de la Madeleine, où vivait Abdoullakh Anzorov, auteur de l'assassinat du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty. "Le musulman n'accepte pas de tuer", tonne l'imam Bachar El-Sayadi face aux fidèles, des jeunes surtout, courbés sur leurs tapis de prière. Il poursuit, tantôt en français, tantôt en arabe : "Notre religion est salie. Ils disent Allah akbar avant de tuer, nous le disons avant de prier."

Dans sa trajectoire mortifère, Abdoullakh Anzorov a utilisé le prétexte d'un cadeau à son grand-père pour justifier l'achat d'un couteau auprès de son ami Azim E. C'est en tout cas ce qu'a raconté en garde à vue ce jeune homme de 19 ans depuis mis en examen pour "complicité d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste". Il était avec Anzorov la veille de l'attentat quand ce dernier a choisi la lame de 35 centimètres dans une coutellerie de Rouen

Le grand-père ne sort plus de chez lui

Ce jour-là, la famille Anzorov, qui fréquente habituellement les lieux, est introuvable. Les parents du terroriste et ses cinq frères viennent tout juste de rentrer à Évreux, après avoir fui pendant quelques jours à Paris. Ils n'ont toutefois pas regagné leur appartement, situé face à la maison d'arrêt. En bas de l'immeuble, les journalistes sont encore nombreux.

À quelques rues de là, le grand-père du jeun...


Lire la suite sur LeJDD