Attentat de Conflans : le dilemme du Rassemblement national sur les réponses à donner

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Une "législation de guerre". Voilà ce que prône Marine Le Pen contre l'islamisme radical après l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine et la décapitation de Samuel Paty, ce professeur d'Histoire-Géographie assassiné pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Mais face à l'arsenal déployé par l'exécutif (opération police de grande ampleur, dissolution notamment du CCIF et expulsions de 231 étrangers fichés pour radicalisation), le Rassemblement national est face à un dilemme. 

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Une "stratégie de reconquête"

S'il se répète en boucle depuis vendredi au siège du RN qu'"aujourd'hui tout [leur] donne raison", ce n'est pas une bonne nouvelle pour Marine Le Pen. La présidente du RN voit le gouvernement lui couper l'herbe sous le pied, d'où l'obligation pour cette dernière d'user de formules fortes. C'est donc une "stratégie de reconquête" qu'elle propose, jugeant "anachronique et insuffisante" la réponse d'Emmanuel Macron. "L'islamisme est une idéologie belliqueuse dont le moyen de conquête est le terrorisme. Puisque le terrorisme est un acte de guerre, il exige une législation de guerre", a-t-elle asséné dans une allocution solennelle au siège de son parti à Nanterre.

Selon elle, la réponse d'Emmanuel Macron sur ce dossier est "anachronique et insuffisante". "On vide l'océan avec une cuillère", abonde de son côté Jordan Bardella. Mais le vice-président du RN se dit toutefois prêt à applaudir le gouvernement s'...


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