Attentat de Conflans: Dati appelle à réexaminer les subventions accordées aux associations

Cyrielle Cabot
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Rachida Dati, maire LR du VIIe arrondissement de Paris, le 29 août 2020 aux journées d'été de LR à La Baule - Loic VENANCE © 2019 AFP
Rachida Dati, maire LR du VIIe arrondissement de Paris, le 29 août 2020 aux journées d'été de LR à La Baule - Loic VENANCE © 2019 AFP

Dans une tribune publiée dans Le Parisien, 55 élus du groupe Changer Paris dont Rachida Dati, la maire du 7e arrondissement, appellent la Ville à couper toutes les subventions et les aides allouées aux "associations suspectes de prises de positions anti-laïcité, antirépublicaines ou antifrançaises", après l'attentat visant un enseignant dans les Yvelines le 16 octobre.

"Le terrorisme islamiste a une nouvelle fois frappé notre pays. Au cœur de l'école, sanctuaire de notre République", s'ouvre la tribune. "Nombre de nos concitoyens nous disent qu'ils en ont assez des hommages et des appels à la résistance jamais suivis d'effets. Désormais, les Français veulent des actes."

"Interroger la politique associative de la Ville"

Au niveau local, le groupe, porté par l'ancienne ministre, souhaite "interroger la politique associative de la Ville". "Chaque année, des centaines de millions d'euros de subventions sont accordées à des milliers d'associations qu'il est particulièrement difficile de contrôler", déplore-t-il.

"Nous réclamons le réexamen de l'ensemble de ces subventions, l'arrêt immédiat des aides accordées aux associations suspectes de prises de positions anti-laïcité, antirépublicaines ou antifrançaises et leur audition systématique par les commissions compétentes", poursuivent les 55 élus, réclamant par ailleurs une vérification des antécédents de l'ensemble des personnes de la Ville de Paris.

Un "volontarisme clair"

A l'échelle nationale, le groupe d'opposition au Conseil de Paris appelle à "un volontarisme clair" ainis qu'à "un réarmement de l'Etat et une maîtrise de nos frontières".

"Nous devons redéfinir précisément les devoirs qui incombent aux étrangers souhaitant résider en France et le renforcement des sanctions à l'égard de l'ensemble de ceux qui les enfreindraient ou, pire, tireraient avantage de l'hospitalité qui leur est offerte pour conspirer contre notre pays", estime-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com