Attentat du Bataclan : témoignage d'un rescapé

Christophe Naudin, professeur d'histoire-géographie au collège, a survécu à l'attentat du Bataclan, survenu il y a près de cinq ans jour pour jour, le 13 novembre 2015. "J'entends des bruits de pétard, et, en me retournant j'aperçois quelqu'un qui tire sur la foule, se remémore-t-il. Je croise son regard et je vois un mélange de froideur et de haine". L'enseignant réussit à se refugier dans un cagibi, à droite de la scène. Il restera caché jusqu'à l'arrivée du RAID. "C'est de moins en moins violent" "Des séquelles physiques, des choses que je ne ressentais pas dans le cagibi ou dans la fosse, sont ressorties parfois des mois après, poursuit Christophe Naudin. Quand je dors, ou quand je suis dans les transports un peu serré, j'ai le bras qui me fait mal". En cause : il était coincé à ce niveau, lorsqu'il était dans le cagibi. "Au fur et à mesure des années, ça m'impacte moins psychologiquement : c'est de moins en moins violent", indique le professeur. Néanmoins, l'assassinat de Samuel Paty, également enseignant au collège, a réveillé une vive douleur.