Attentat en Autriche : "On a pensé que Vienne ne serait pas une cible"

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"Dans la perception du public comme au sein des forces de sécurité, on a pensé que Vienne ne serait pas une cible pour les terroristes", affirme Nicolas Stockhammer, spécialiste autrichien du terrorisme et professeur à l’Université de Vienne. Vers vingt heures pourtant, lundi soir, plusieurs passants ont été pris pour cible par au moins une personne près du Stadttempel, la grande synagogue de Vienne, et en plusieurs endroits du centre-ville. Quatre personnes sont mortes et vingt-deux ont été blessées, dont un policier, mais aucune ne se trouve dans un état grave. 

Un terroriste, muni d’une arme automatique, d’une arme de poing et d’une machette, a été abattu. Le ministre de l’Intérieur autrichien, Karl Nehammer, a précisé ce mardi matin en conférence de presse que ce dernier était un "sympathisant de l’Etat islamique".Les médias allemands et autrichiens rapportent qu’il s’agit d’un jeune homme de 20 ans, d’origine nord-macédonienne, déjà condamné pour terrorisme. Le ministère de l’Intérieur n’a pour l’instant pas d’élément laissant penser que le terroriste avait des complices, mais demande aux Viennois de rester chez eux et d’éviter le centre.

Vienne, une "cible facile" pour les terroristes

La capitale autrichienne ne faisait pourtant pas figure de cible évidente. "On a pensé qu’on bénéficiait d’une relative sécurité, confirme Nicolas Stockhammer. Il y avait d’autres cibles comme Paris ou Berlin qui attiraient l’attention." Peu préparée, Vienne constituait une "cible fa...


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