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Attentat au Crocus City Hall de Moscou: les migrants tadjiks face à une vague de rejet

Présentés sur les réseaux sociaux comme étant des Tadjiks, avant même leur mise en détention, le profil des suspects de l'attaque du Crocus City Hall, près de Moscou, a très vite fait le tour de la Russie. Dans un pays encore sous le choc de l’attaque meurtrière, certains membres de la diaspora tadjike disent se retrouver ces derniers jours face à des réactions de défiance, et parfois de colère.

De notre correspondante à Moscou,

« Ne sortez surtout pas de chez vous », c'est un appel qui a circulé très tôt ce week-end dans les groupes WhatsApp des migrants de la communauté tadjike. C'est qu'ont très vite circulé des témoignages de menaces et de violences verbales : « Nous recevons beaucoup de messages de nos amis qui sont coursiers ou de ceux qui gardent des enfants, à qui on demande de ne pas venir travailler, que personne ne veut d'eux pour les livraisons à des clients. Les chauffeurs de taxi disent que les clients les refusent, ou alors leur crient de rentrer dans leur pays. »

Des contrôles policiers longs et insistants et parfois des insultes dans la rue ont même été rapportés. Conscients du climat, ils sont d'ailleurs nombreux les membres de la communauté tadjike ces derniers jours à avoir tout fait pour démontrer leur solidarité avec les victimes.

En attendant, toutes les communautés d'Asie centrale s'inquiètent, ainsi que leurs autorités. Le lundi 25 mars, même le ministère des Affaires étrangères du Kirghizistan a recommandé à ses citoyens de reporter tout voyage non essentiel en Russie.


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