Attentat à Conflans: une quinzaine d'enquêtes ouvertes pour apologie du terrorisme

Justine Chevalier avec AFP
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Image d'illustration - Pixabay
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Certains se sont félicités de l'assassinat de Samuel Paty, d'autres ont estimé que le professeur d'histoire-géographie avait cherché ce qui lui est arrivé. Le parquet de Paris a ouvert depuis vendredi dernier, jour de l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, une quinzaine d'enquêtes pour "apologie du terrorisme" mais aussi menaces de mort ou provocation. La plupart des enquêtes ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance de proximité (BRDP).

"À ce stade, une quinzaine d'enquêtes a été ouverte par le parquet de Paris pour des faits d'apologie de terrorisme" commises sur Internet, "menaces de mort", "injures publiques en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion" et "provocation non suivie d'effet au crime ou délit", a expliqué le parquet de Paris, confirmant une information de RTL.

Selon la radio, ces messages ont été principalement diffusés sur les réseaux sociaux. Mais l'une de ces enquêtes porte sur des menaces proférées par un homme devant le restaurant Le petit Cambodge, lieu des attentats du 13 novembre 2015. Ce dernier a prononcé des menaces avant de scander "Allahou akbar" et "Je suis ANzorov", du nom du terroriste qui a assassiné Samuel Paty.

Lutter contre la haine en ligne

Depuis l'assassinat de Samuel Paty qui enseignait à Conflans-Sainte-Honorine, à l'ouest de Paris, "plus de 80 enquêtes" ont été ouvertes contre "tous ceux qui de façon apologique ont expliqué d'une manière ou d'une autre que ce professeur l'avait bien cherché", avait indiqué le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, affirmant que des interpellations avaient eu lieu.

Le Premier ministre Jean Castex a affirmé mardi vouloir "reprendre le sujet" de la haine en ligne en créant un "délit de mise en danger par la publication de données personnelles" sur internet, après la décapitation de ce professeur en région parisienne. Le ministère de la Justice planche actuellement sur des pistes pour traduire en droit, et dans le respect de la Constitution, de nouvelles qualifications concernant la lutte contre les messages haineux, de harcèlement ou d'intimidation.

Article original publié sur BFMTV.com