En attendant le résultat des élections, “la menace de manifestations violentes est à son maximum”

Lyon, Rennes, Paris… Un peu partout en France, des commerçants des centres-ville des grandes agglomérations se sont barricadés, “redoutant des émeutes” et des dégradations, écrit La Vanguardia dans son live consacré au second tour des élections législatives anticipées. “Sur les Champs-Élysées, ils protègent leurs vitrines en clouant des panneaux de bois”, ajoute La Repubblica.

“Certaines boutiques de haute couture ont même installé de grandes grilles.”

Tous craignent une explosion de violence à l’annonce des résultats du second tour. “La menace de manifestations violentes dans les rues est à son maximum”, confirme la BBC en déroulant les différents scénarios envisagés à l’issue du second tour des élections législatives anticipées. Dès jeudi, ajoute The Observer, “30 000 policiers supplémentaires ont été déployés dans tout le pays en prévision de troubles”. “Dont environ 5 000 en région parisienne”, complète The New York Times, qui envisage “une instabilité politique chronique à quelques semaines des Jeux olympiques d’été de Paris”.

Antifas contre fascistes

“On nous dit que la France est au bord de la guerre civile, renchérit une chroniqueuse du Temps. Que dimanche soir au sortir des urnes, les quartiers s’embraseront selon les résultats, antifas et fascistes reléguant les ‘gilets jaunes’ au rang de joyeux drilles.” Cité par The Guardian, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a dit vouloir veiller à ce “que l’ultragauche et l’ultradroite ne profitent pas du résultat pour créer un désordre qui pourrait ensuite faire naître d’autres désordres”.

“Plusieurs manifestations sont prévues dans les grandes villes de France, à Nantes, Lyon, Toulouse, Nancy, Marseille et Rennes, précise Le Temps dans son live. Le rassemblement prévu devant l’Assemblée nationale par le groupe Action antifasciste Paris-Banlieue a été interdit par la préfecture de police de Paris.” À Bordeaux, certains rassemblements ont également été interdits.

Plusieurs responsables politiques ont exprimé leur inquiétude et appelé au calme, à l’image de Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d’Île-de-France, ou de Marine Tondelier, secrétaire générale des Écologistes.

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