"En attendant le 5 décembre", la chronique d'Anne Roumanoff

Recette d'une journée noire
Farandole de grèves sur un lit de colères mélangées et sa flambée de mécontentement
Croustade d'usagers résignés en recherche de solutions alternatives à la sauce amère
Vacherin de négociations glacées, crème d'angoisse montée en neige

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Les petits bobos liés à la grève
– Torticolis en regardant les panneaux d'affichage des trains pour guetter un horaire qui ne s'affiche pas
– Crampes dans les mollets dues à des marches à pied forcées
– Fatigue persistante après deux réveils à l'aube consécutifs pour prendre la route avant les embouteillages
– Crispation, rictus et tics nerveux chez les gouvernants
– Angine des envoyés spéciaux des chaînes d'info obligés d'aller dans les gares au petit matin pour constater que les trains ne roulent pas
– Début de dépression chez les commerçants devant la baisse du chiffre d'affaires à quinze jours de Noël

Le vocabulaire prêt à informer
– Les usagers sont fatigués, c'est le cas d'Antoine, 37 ans, qui s'est levé à 5 heures du matin pour prendre un train qui a finalement été supprimé. C'est la grande ­pagaille dans les transports ce matin, une véritable journée noire.
– Le gouvernement va-t-il devoir revoir sa copie? C'est la question que tout le monde se pose alors que la situation semble s'enliser.

Chez le Président
– Il faut faire de la pé-da-go-gie, Édouard, les gens sont contre parce qu'ils ont peur.
– Comment peut-on faire de la pédagogie, monsieur le Pré...


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