Attaques terroristes : "Une charge émotionnelle très intense", analyse la psychologue Jeanne Siaud-Facchin

En moins de deux semaines, le terrorisme a frappé à deux reprises sur le sol français : à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) le 16 octobre et à Nice (Alpes-Maritimes) le 29 octobre. Omniprésente, cette menace peut s'avérer pesante pour la population. "Chaque attaque engendre une charge émotionnelle très intense, affirme la psychologue Jeanne Siaud-Facchin. Nous ne parvenons pas à expliquer ce qu'il s'est passé et cela nous rend fragiles." S'appuyer sur sa propre peur pour avancer Faut-il, dès lors, chercher à lutter contre cette peur du terrorisme ? "Je ne le crois pas, répond la psychologue. L'important, c'est de reconnaître que l'on a peur soi-même, c'est-à-dire accepter cette réalité. On doit ensuite chercher dans cette peur les forces, l'énergie pour agir, penser, comprendre et, en fin de compte, avancer." Avant d'ajouter, comme pour préciser sa pensée : "La peur, c'est : soit je fuis, ce qui est compréhensible face à un danger, soit j'attaque et je surmonte les obstacles."