Les attaques subies par ces députées LFI indignent la classe politique

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La députée Danièle Obono photographiée à l'Assemblée nationale (illustration) (Photo: Reuters)
La députée Danièle Obono photographiée à l'Assemblée nationale (illustration) (Photo: Reuters)

POLITIQUE - “Ignoble”, “infâme”, “abject”... Ce lundi 27 septembre en fin de journée, les députées de la France insoumise Danièle Obono et Mathilde Panot ont annoncé leur volonté de porter plainte après les révélations faites par le journaliste Taha Bouhafs, concernant un canal Telegram d’extrême droite qui multiplie les propos orduriers à leur encontre.

“Le vrai visage de l’extrême droite: raciste, antisémite, sexiste et violente”, a tweeté Mathilde Panot, publiant des captures des propos en question, que la décence interdit de reproduire à l’écrit. “Les méthodes néo-fascistes ne nous intimideront jamais dans nos combats”, écrit-elle encore. “Le groupuscule fasciste qui nous a ciblées avec Mathilde Panot a à son actif l’apologie du nazisme, la création de liste de juifs, le harcèlement de syndicalistes...”, énumère de son côté Danièle Obono, souvent prise à partie par la fachosphère.

Sans surprise, ces révélations ont provoqué un tollé au sein de la France insoumise. “Derrière la haine en costume qui se fond dans la tiédeur des plateaux télé, l’extrême droite rance décomplexée et sa violence. Il est temps de se réveiller”, a réagi ce mardi 28 septembre le député du Nord Adrien Quatennens. “La bienveillance pour l’extrême droite n’a plus de limite en Macronie”, a renchéri Jean-Luc Mélenchon, dénonçant un “gouvernement inerte” face à la haine en ligne.

Au-delà de la sphère Insoumise, des élus de divers horizons ont apporté leur soutien aux deux députées. Le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand a indiqué ce mardi après-midi qu’il porterait l’affaire devant le procureur de la République. “J’assure mes collègues de mon total soutien face à l’ignominie”, a-t-il ajouté.

“Les députés MoDem condamnent avec force les agressions infâmes et écœurantes dont sont victimes Danièle Obono et Mathilde Panot”, a commenté Patrick Mignola, patron du groupe centriste à l’Assemblée nationale, exprimant son “entière solidarité” avec ses collègues Insoumises.

“Bien que Danièle Obono et Mathilde Panot soient de vraies adversaires politiques, je condamne avec la plus grande vigueur les attaques ignobles dont elles viennent d’être victimes. Les auteurs doivent être arrêtés et lourdement condamnés”, a renchéri député LREM des Yvelines Bruno Millienne.

Proche d’Édouard Philippe, la députée Agir de Seine-Maritime Agnès Firmin-Le Bodo a également exprimé son indignation. “Total soutien à nos collègues Danièle Obono et Mathilde Panot qui subissent ces agressions verbales. Ces personnes doivent être identifiées et condamnées, la loi le permet”, a-t-elle tweeté.

Très actif sur le thème de la haine en ligne, le député LREM, Éric Bothorel, a précisé sur le même réseau social que ce groupe Telegram était connu des autorités après plusieurs signalements. Il a d’ailleurs appelé les internautes à saisir la plateforme Pharos.

De son côté, la Ligue des droits de l’Homme a saisi le parquet de Paris pour ces “messages et fichiers à caractère antisémite, haineux, racistes, discriminatoires et islamophobes, faisant également l’apologie de crimes contre l’humanité”, selon un communiqué.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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