Attaques à la piqûre, la psychose de l'été

En boîte et dans les festivals, l’heure est à l’angoisse: de mystérieux agresseurs séviraient avec des seringues… jamais retrouvées

A près avoir fouillé dans son sac à dos, Louanne, 21 ans, infirmière, étale des documents sur la table: une copie de la plainte effectuée auprès de la gendarmerie de Sarrebourg, des analyses toxicologiques, une note de rendez-vous pris pour un prélèvement de cheveux à l’institut médico-légal de Metz, ainsi qu’une photo imprimée de son avant-bras. Une piqûre nette y apparaît. Le cliché a été pris le 11 juin, au lendemain d’une soirée en discothèque. La jeune fille reprend son souffle, cherche ses mots, évoque un véritable cauchemar. Elle s’excuse, parle d’un état vaseux qui s’est prolongé soixante-douze heures. Un mois après les faits, elle explique avoir gardé des séquelles: sa mémoire lui joue toujours des tours.

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«On ne voit évidemment plus rien de cette trace de piqûre, nous dit-elle en nous montrant son bras. Pourtant, ce que j’ai vécu, je ne le souhaiterais pas à mon pire ennemi.» Désinhibition, nausées, tête qui tourne, vomissements, jambes flageolantes, vertiges… Elle se souvient d’avoir atteint à grand-peine sa chambre d’hôtel, soutenue par un ami, puis c’est le black-out. Le lendemain, Louanne se fait prescrire un bilan toxicologique avant d’aller au commissariat.

À Aulnoye-Aymeries (Nord), le 22 juillet. Camille et Yvan, de l’association Les Catherinettes, pendant leur campagne de prévention contre les violences sexistes et sexuelles.
À Aulnoye-Aymeries (Nord), le 22 juillet. Camille et Yvan, de l’association Les Catherinettes, pendant leur campagne de prévention contre les violences sexistes et sexuelles.

À Aulnoye-Aymeries (Nord), le 22 juillet. Camille et Yvan,(...)
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