Attaques à l'explosif dans le Var : l’État assigné pour « faute lourde » après la destruction de scellé

© Philippe Roy/Aurimages via AFP

« Une enveloppe kraft contenant un sachet avec une compresse utilisée pour un frottis sur le grillage. » Voilà, dans l’assignation de 30 pages de l’État pour « faute lourde », que le JDD a pu consulter, la description du scellé détruit. C’était, écrit l’avocat Louis Jabiol-Trojani, fils des parties civiles, « la potentielle seule preuve restante d’une culpabilité ». Laurent Jabiol et sa femme, Isabelle Trojani, ont été victimes de deux attaques au sein de leur mas provençal de Saint-Cyr-sur-Mer (Var), acheté en 2009 ; le 2 mars 2014, leur Mini Cooper est soufflée par une explosion de penthrite et, le 23 octobre 2015 en pleine nuit, une grenade éclate à 15 mètres de leurs fenêtres. Et depuis ? Rien, mis à part une série d’atermoiements judiciaires qui ont abouti à un non-lieu définitif, ordonné le 7 juin 2022 par la chambre de l’instruction d’Aix-en-Provence. Laissant ouverte cette question qui hante le couple d’ex-Parisiens au rêve de soleil : « Qui pouvait nous en vouloir à ce point ? », ainsi que les hypothèses de lien avec la spéculation immobilière, très tendue dans ce secteur de l’appellation d’origine contrôlée bandol, à deux pas de la baie de la Ciotat, reléguées au rang de rumeurs.

Une recherche d’ADN

Le scellé détruit aurait, pensent les parties civiles, révélé l’ADN de la personne qui a découpé le grillage, le 2 mars 2014, pour s’introduire dans la propriété et glisser le pain d’explosif sous la voiture du couple. Les Jabiol-Trojani, à l’époque assistés d’une autre...


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