Attaque du Thalys : retour sur l’attentat déjoué

Lundi 16 novembre, autour du palais de justice de Paris, le dispositif policier est conséquent. À l’intérieur, Ayoub El-Khazzani, le tireur du Thalys, est jugé. Son avocat l’assure, il n’est plus le même aujourd’hui. "L’enquêteur de personnalité […] voit un homme dont elle ne doute pas de [l]a sincérité", confie Me. Sarah Mauger-Poliak. Retour sur les faits : le 21 août 2015, dans un train qui relie Amsterdam (Pays-Bas) à Paris, Ayoub El-Khazzani part s’enfermer dans les toilettes et en ressort kalachnikov à la main. Des coups de feu éclatent. Des touristes américains, dont deux militaires en civil, parviennent finalement à le désarmer. Un lien avec le coordinateur des attaques du 13 novembre Dans ses affaires, on retrouve plusieurs armes, et neuf chargeurs remplis de balles. En enquêtant sur son parcours, les policiers découvrent qu’il connaît bien le coordinateur des attaques du 13 novembre à Paris, Abdelhamid Abaaoud. "Il a indiqué au juge d’instruction le processus qui fait que depuis la Syrie jusqu’à ce train, il a réussi à entrer en Europe", explique Me. Thibault de Montréal, avocat des parties civiles. Les trois Américains, surnommés "les héros du Thalys" témoigneront à l’audience à la fin de la semaine.