Attaque de Tamou au Niger: l'enquête du mouvement de la société civile M62 conclut à une «bavure»

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Le M62 estime qu'une « bavure » a bien été commise par les forces de sécurité dans une opération de riposte à l'attaque d'un commissariat par des jihadistes, à Tamou. Selon le ministère de la Défense, ce sont sept terroristes qui ont été tués le 24 octobre près d’un site d'orpaillage proche de cette localité du Tillabéry, à l'extrême sud-ouest du pays, vers le Burkina Faso. Selon les témoins interrogés par le M62, ce bilan est beaucoup plus lourd, et surtout comprend nombre de civils. Le gouvernement reconnaît des victimes collatérales éventuelles, mais écarte un bombardement volontaire.

Abdoulaye Seydou, coordinateur du M62 et membre de la commission d'enquête, revient sur le fil des événements, joint au téléphone par Léonard Vincent de la rédaction Afrique.

« D'abord un drone, puis un avion de reconnaissance ont pilonné la ville de Tamou. Ensuite, sont intervenus deux hélicoptères. Suite à ça, des forces terrestres sont intervenues et ont tiré sur tout ce qui bouge.

Il y avait à cette période une intense activité sur le site qui abrite plus de 4 000 personnes qui y travaillent ; et vous avez plus d'un millier de puits d'extraction artisanale » et dans chaque puits de 6 à 20 personnes peuvent travailler au même moment.

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