Attaque de la préfecture : ce qu'a dit Castaner devant la Commission des lois du Sénat

LExpress.fr
Il s'agit de la troisième audition du ministre de l'Intérieur en une semaine, qui doit s'expliquer sur les failles qui ont pu conduire à l'attaque de la préfecture.

Le ministre de l'Intérieur était entendu ce jeudi matin pas la Commission des lois du Sénat suite à l'attaque de la préfecture de police de Paris, qui a fait quatre morts parmi les fonctionnaires de police, le jeudi 3 octobre.  

Christophe Castaner était chargé de s'expliquer sur les défaillances du système de sécurité qui ont pu permettre l'attaque. "Nous ne cherchons pas des responsabilités personnelles mais à poser des questions", a précisé d'emblée le sénateur Philippe Bas.  

"Cette attaque est en soi une défaillance grave", a d'abord lancé le ministre, avant de poursuivre: "Nous devons l'examiner avec le plus grand sérieux, comprendre ce qu'il s'est passé". "Comment un homme a-t-il pu se radicaliser au sein même des services de renseignement sans que les bonnes actions ne soient prises (...) Et comment empêcher que cela se reproduise", s'est interrogé Christophe Castaner.  

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Le ministre de l'Intérieur a toutefois tenu à rappeler que "les services de renseignement oeuvrent dans l'ombre (...) Et cette défaillance grave n'ébranle en rien la confiance que nous leur devons".  

"Aucun signe de radicalisation lors de son intégration en 2003"

Concernant d'éventuels signes de radicalisation des fonctionnaires de police, il a expliqué qu'en cas d'alerte, des contrôles et de nouvelles vérifications peuvent être engagés à tout moment. "Un signalement oral doit être pris en compte quand il est grave. Le plus important pour nous, c'est que l'information soit prise en compte et qu'elle circule au bon niveau", a jugé à son tour Laurent Nuñez, secrétaire d'État. Ce à quoi Christophe Castaner a ajouté qu'il ne s'agissait pas "de délation" mais "d'information sur une personne". 

"Je considère que c'est la responsabilité d'un policier ou d'un gendarme d'assumer la dénonciation de faits de radicalisation qu'il constaterait, et pour moi ça n'est pas négociable (...) Ça fait partie de leur mission", "ils d...Lire la suite sur L'Express.fr

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