Attaque de Nice: un quatrième homme en garde à vue, l'enquête se poursuit

Hugo Septier avec AFP
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hommage aux victimes devant la basilique à Nice.  - Valéry Hache
hommage aux victimes devant la basilique à Nice. - Valéry Hache

Dans le cadre de l'enquête portant sur l'attaque de Nice, une quatrième personne a été interpellée. Ce samedi, c'est un ressortissant tunisien de 29 ans qui a été appréhendé à Grasse, dans les Alpes-Maritimes, et placé en garde à vue à partir de 15h. Il est soupçonné d'avoir côtoyé l'assaillant, Brahim I., apprend-on de source judiciaire, sans qu'aucun détail supplémentaire n'ait été rajouté.

Quel rôle pour les gardés à vue?

Trois autres hommes sont en garde à vue: jeudi soir, un premier suspect âgé de 47 ans avait été arrêté après avoir été vu aux côtés de l'agresseur sur des images de vidéosurveillance la veille de l'attaque.

Le deuxième, âgé de 35 ans, a été interpellé vendredi à Nice entre 18h30 et 19h00 pour avoir été en contact avec le tueur la veille des faits. Un troisième homme âgé de 33 ans est entendu par les enquêteurs: cousin du deuxième suspect, il était présent lors de la perquisition des policiers au domicile de ce dernier. "On essaie de clarifier son rôle dans tout ça", a précisé la source judiciaire.

Ils étaient toujours en garde à vue samedi, a précisé la source judiciaire.

Le parcours de l'assaillant se précise

Brahim I., un Tunisien de 21 ans, est arrivé à Nice "24 ou 48 heures" avant l'attaque au couteau, qui a fait trois morts, selon une source proche de l'enquête.

"Il est encore beaucoup trop tôt pour savoir s'il a bénéficié de complicité, quelles ont été ses motivations pour venir en France et quand cette idée a germé en lui", a dit à l'AFP samedi matin une autre source proche du dossier.

"La poursuite de l'analyse" des deux téléphones retrouvés dans ses effets personnels, et "l'enquête côté tunisien" seront "déterminantes", a ajouté cette source.

Selon une troisième source proche de l'enquête, Brahim Issaoui est "vraisemblablement" arrivé à Nice le mardi. Il aurait "squatté un immeuble au moins un des deux soirs" qu'il a passés dans la ville et sur les images de vidéosurveillance "on le voit à proximité de l'église la veille" de son attaque, a précisé cette source.

En Tunisie, Brahim Issaoui avait des antécédents judiciaires de droit commun de violence et de drogue, selon la justice tunisienne qui a également ouvert une enquête.

Article original publié sur BFMTV.com