Attaque de Nice: Enquête judiciaire ouverte, pas de contacts opérationnels identifiés à ce stade

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ATTAQUE DE NICE: ENQUÊTE JUDICIAIRE OUVERTE, PAS DE CONTACTS OPÉRATIONNELS IDENTIFIÉS À CE STADE
ATTAQUE DE NICE: ENQUÊTE JUDICIAIRE OUVERTE, PAS DE CONTACTS OPÉRATIONNELS IDENTIFIÉS À CE STADE

PARIS (Reuters) - Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé vendredi l'ouverture d'une information judiciaire sur l'attaque du 29 octobre dans la basilique Notre-Dame de Nice fatale à trois personnes.

Dans un communiqué, le PNAT note que les enquêteurs ont découvert dans les téléphones portables de l'auteur présumé de l'attentat une photographie de l'homme qui a décapité Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, le 16 octobre près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine.

L'exploitation des téléphones de Brahim A., né en mars 1999 en Tunisie, a également permis de mettre en évidence la présence de photographies relatives au groupe Etat islamique ainsi que d'un message audio dans lequel il qualifie la France de "pays de mécréants".

Mais "à ce stade des investigations, indique le parquet, il n'a pas été déterminé de contacts opérationnels de l’intéressé susceptibles d’avoir facilité son passage à l’acte".

Blessé et hospitalisé à Nice, testé positif au Covid-19 le 2 novembre et transféré le 6 novembre dans un hôpital de la région parisienne, l'auteur présumé de l'attaque de Nice est toujours hospitalisé dans un état grave.

"Il est en l’état inaudible et son pronostic vital reste engagé", note le PNAT.

L'information judiciaire vise les chefs d'association de malfaiteurs terroriste criminelle, d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et de tentatives d’assassinats sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste, précise le PNAT dans un communiqué.

Elle "devra préciser le parcours de l’intéressé, sa personnalité et vérifier s’il a pu bénéficier de complicité ou d’un quelconque soutien dans son projet criminel, que ce soit en France, en Italie ou en Tunisie".

L'enquête ouverte en coopération avec les autorités judiciaires italiennes et tunisiennes avait entraîné le placement en garde à vue de onze personnes qui ont été remises en liberté sans poursuite.

Les investigations ont également permis d'affiner le trajet de Brahim A.

Parti par bateau de Tunisie le 19 septembre puis débarqué dans le port italien de Bari le 9 octobre après un placement en quarantaine à bord d'un navire près de l'île italienne de Lampedusa, il a été signalé le 27 octobre au matin à Rome puis en début de soirée à la gare de Nice.

Le lendemain, il est repéré par les caméras de vidéosurveillance aux abords de la basilique Notre-Dame de l'Assomption.

Le 29 octobre enfin, après s'être rendu dans une mosquée située à quelques minutes à pied de la basilique, il est repassé par la gare et est entré à 08h29 à l'intérieur de l'édifice catholique.

Les policiers municipaux sont intervenus à compter de 08h57.

(Henri-Pierre André, édité par Jean-Stéphane Brosse)