Attaque de la mosquée de Bayonne en 2019: l'enquête s'achemine vers un non-lieu

·2 min de lecture

Un an et demi après l'attaque de la mosquée de Bayonne, sur fond de racisme anti-musulman, en octobre 2019, l'enquête s'oriente vers un non-lieu en raison de la mort de l'unique suspect octogénaire.

Un an et demi après l'attaque de la mosquée de Bayonne, sur fond de racisme anti-musulman, en octobre 2019, l'enquête s'oriente vers un non-lieu en raison de la mort de l'unique suspect octogénaire, a indiqué jeudi le parquet de Bayonne. Le procureur de la République de Bayonne, Jérôme Bourrier, a pris des réquisitions définitives de non-lieu, a annoncé le parquet, confirmant une information de France bleu Pays basque. La décision était attendue depuis le décès, en février 2020, de Claude Sinké, l'assaillant présumé de 84 ans qui avait ouvert le feu et blessé deux fidèles avant de tenter d'incendier la mosquée, le 28 octobre 2019. Sa mort avait mis un terme à la perspective d'un procès, et ce, d'autant que l'enquête n'a pas montré qu'il avait bénéficié de complicités.

La décision finale d'un non-lieu revient désormais au juge d'instruction. Les victimes et leurs familles, comme l'ensemble de la communauté musulmane de Bayonne, avaient dès les premiers instants réclamé que l'attaque soit qualifiée d'acte terroriste. Leurs avocats avaient plaidé pour que le parquet national antiterroriste (Pnat) se saisisse du dossier, en vain. "C'est une double peine pour les victimes. La première c'est que le Pnat aurait dû se saisir et la seconde c'est que finalement, il n'y aura pas de justice", a réagi Me Mehana Mouhou, l'avocat d'une victime, Amar Kariouh

Un "refus d'enquêter sur les milieux extrémistes"

L'avocat déplore que les investigations se soient "toujours limitées" à Claude Sinké, présenté en "loup solitaire". Il voit dans la décision du parquet national antiterroriste un "refus d'enquêter sur les milieux extrémistes". A l'époque de sa mise en examen pour "tentatives d'assassinat", des experts avaient estimé que l'homme(...)


Lire la suite sur Paris Match