Attaque de Londres : l'aménagement de peine du terroriste au cœur des débats

Un cliché fait polémique outre-Manche. Depuis l'attaque au couteau de Londres (Royaume-Uni), une photo de l'assaillant Usman Khan, a refait surface. On y voit plusieurs de ses complices, tous condamnés pour avoir fomenté un projet d'attentat contre la bourse. Mais comme l'homme de 28 ans, quatre d'entre eux ont été libérés sans avoir exécuté la totalité de leur peine. Après l'attaque du London Bridge vendredi 29 novembre, la justice britannique est pointée du doigt. "Elle a joué à la roulette russe avec nos vies", a déclaré l'ancien chef de l'antiterrorisme britannique.

Usman Khan portait un bracelet électronique Usman Khan a bénéficié d'un aménagement de peine automatique en 2018. Libéré à la moitié de sa condamnation, il devait porter un bracelet électronique. "Je pense que la pratique de libération anticipée automatique qui consiste (...) à laisser sortir plus tôt les délinquants violents ne fonctionne pas", a déclaré le Premier ministre Boris Johnson. À l'heure actuelle, Scotland Yard n'a trouvé aucune preuve suggérant qu'Usman Khan a agi avec des complices.