Attaque d'une policière près de Nantes : le parquet antiterroriste ne se saisit pas de l'enquête

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Quarante-huit heures après l’agression d’une policière municipale à La Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique), la piste d’un acte terroriste n’est, pour le moment, pas retenue. Selon une source proche de l’enquête, le parquet national antiterroriste (PNAT) a décidé de ne pas se saisir. Les magistrats spécialisés ont hésité au regard du profil incertain de Ndiaga Dieye, l’auteur des faits, tué par les gendarmes sur lesquels il avait ouvert le feu.

Mais l’audition samedi après-midi de la jeune femme séquestrée à son domicile par Dieye pendant 2h30 a emporté leur conviction. Pendant la prise d’otages, il n’a jamais mis en avant une motivation islamiste pour son action. Et selon les premiers éléments de l’enquête, il avait été déclaré schizophrène en 2016 lors de son séjour en prison et mis sous traitement. Ses propos religieux les plus violents auraient correspondu avec ses phases de décompensation liée à son état mental. Hors de ses crises, il ne se revendiquait pas comme radical.  Le parquet de Nantes reste donc en charge de l’enquête sur cette tentative de meurtre visant une policière municipale de La Chapelle-sur-Erdre dont les jours ne sont plus en danger.


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